
« Où est-ce qu’on va aller ? » Devant le bâtiment squatté, l’inquiétude est palpable, vendredi 9 octobre. Mihail s’enquiert de son sort et de celui de ses quatre enfants. « Je ne sais pas où nous allons nous abriter de la pluie… Dans les bois ? », demande ce père de famille rom, de nationalité moldave. Sur le trottoir, des valises commencent à être entreposées. Une évacuation des lieux est prévue mardi, par la préfecture. Alors, les centaines de Roms moldaves qui vivent, certains depuis des mois, dans ce squat de Noisiel, en Seine-et-Marne, commencent à s’agiter. Sans attendre l’évacuation, une partie d’entre eux a décidé de quitter l’ancien immeuble de bureaux, de crainte d’être renvoyés dans leur pays ou séparés de leur famille.
Dans la rue, une vieille dame attend, assise à côté d’un ensemble de tables protégées par un film plastique. Sur chacun de ses meubles, une adresse de destination a été inscrite, en Moldavie. Mihail, lui, ne veut pas y retourner. Il a demandé l’asile en France. « Notre gouvernement nous a délaissés, justifie-t-il. Parce que nous sommes roms, nous sommes considérés comme des moins-que-rien. »
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