, En Seine-et-Marne, plusieurs agents accusent un responsable municipal de harcèlement : la mairie répond

En Seine-et-Marne, plusieurs agents accusent un responsable municipal de harcèlement : la mairie répond

« Stop harcèlement ». Devant la mairie de Noisiel, en Seine-et-Marne, une quinzaine de personnes dont des syndicalistes et des soutiens des agents se sont réunis, lundi 30 juin 2025, pour manifester devant l’édifice municipal. Ils exigeaient de la mairie une communication claire sur un sujet épineux : une accusation de harcèlement de la part d’un responsable d’un service municipal vis-à-vis de plusieurs agents.

Boujamaa Zreouil, membre du syndicat des Gilets Jaunes, instigateur du rassemblement, explique ses revendications. « Nous, ce que nous demandons, c’est qu’une enquête psychosociale soit effectuée à la mairie. Nous voulons qu’un cabinet extérieur neutre fasse cette enquête. S’il s’avère qu’il y a harcèlement, le maire a l’obligation de convoquer le responsable toxique, de faire une mise à pied et de le licencier pour faute grave. »

À lire aussi

Des accusations de faits d’intimidations

Selon le membre du syndicat, le responsable de la mairie aurait harcelé et intimidé plusieurs de ses subordonnés. « Il y a par exemple une personne qui est partie en dépression, ou encore une Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui, après avoir reçu un coup de pression de ce responsable, a fait un malaise dans les escaliers et a dû être déclaré en accident de travail. »

À la suite de cet accident, un courrier recommandé a été envoyé par le syndicat à la mairie pour demander l’enquête psychosociale.

À la place de lancer cette enquête, et de protéger ses employés, la mairie a décidé de ne pas conserver l’Atsem. Les Atsem travaillent que sur des contrats courts, précaires, renouvelables tous les ans, et cette fois-ci, elle n’a pas été renouvelée.

Boujamaa Zreouil, membre du syndicat des Gilets Jaunes

Sofia*, l’Atsem, raconte : « Il m’a rabaissé au plus profond de moi, en ayant des propos inadéquats. Il m’a dit que j’étais une moins que rien, que je ne savais rien faire. Je me suis senti mal, j’ai fait un malaise. Je ne comprends pas l’acharnement qu’il y a sur moi. »

Elle continue en expliquant « n’avoir pas trouvé de soutien chez les syndicats de la mairie. » « J’ai donc trouvé les Gilets Jaunes, qui ont pris en charge mon dossier », reprend-elle.

La conseillère régionale Julie Garnier était également présente.
La conseillère régionale Julie Garnier était également présente. ©Benjamin Forant

Présente sur place lors de la mobilisation, la conseillère régionale d’Ile-de-France Julie Garnier, membre de La France Insoumise, soutient les agents. « Dans plusieurs mairies, on sait qu’il y a des cas de maltraitances au travail, et c’est un sujet qui est trop peu pris en compte. Même dans des mairies dites de gauche, on voit qu’il y a ces pratiques qui ne sont pas épisodiques mais systémiques, et c’est un vrai problème. Les conditions de travail devraient être au cœur du progrès social, ça détruit des vies. Ce n’est pas normal que des contractuels, qu’on prend et qu’on essore, subissent cela. »

« Je trouve cela pitoyable »

Du côté de Noisiel, Mathieu Viskovic, maire de la commune explique « qu’il n’y a qu’une seule personne qui formule de telles accusations ». « Le fond du problème n’est pas là. Vous avez une Atsem qui avait un CDD d’un an, et celui-ci n’a pas été renouvelé. Si celui-ci n’a pas été renouvelé, c’est bien qu’il y a une raison. Elle ne donnait pas satisfaction. Il y a eu des manquements et des comportements inappropriés ont été signalés de la part d’enseignants ou de parents d’élèves. Dès l’année dernière, nous n’aurions pas dû la renouveler. »

À lire aussi

L’élu continue : « Cette dame invente ensuite une histoire de harcèlement. On est dans un état de droit. Si une personne estime que ses intérêts sont lésés, elle peut se rapprocher des tribunaux. Je note qu’aucun syndicat représentatif du personnel de la mairie la défend. C’est étrange, et ça doit nous interroger. S’il y avait un problème de harcèlement à la mairie, les syndicats m’en auraient parlé depuis longtemps. À aucun moment ça n’a été le cas. Personne ne soutient sa démarche. »

Le maire accuse La France Insoumise d’être l’instigateur de cette révolte contre la municipalité. « Derrière tout cela, vous avez des personnes mal intentionnées de LFI qui veulent seulement se refaire une santé politique. »

C’est une vaste opération de manipulation. Je trouve cela pitoyable. Il faut faire très attention quand on accuse quelqu’un de harcèlement.

Mathieu Viskovic, maire de Noisiel

Pour l’instant, aucune procédure judiciaire n’est en cours. « Nous voulons un dialogue avec la mairie, donc aucune plainte n’a été déposée pour le moment. Mais ça arrivera si rien n’est fait. On veut faire passer un message, mais si personne parle avec nous, nous serons de retour en septembre pour de plus grosses manifestations », conclut le représentant du syndicat Gilets Jaunes.

*prénom modifié

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

Source

Cet article, fruit d’une compilation minutieuse de diverses sources, plonge au cœur de l’histoire locale de Noisiel. Niché dans le département de Seine-et-Marne, ce territoire englobe non seulement la ville éponyme, mais s’étend également à ses environs pittoresques. Nous vous convions à un voyage informatif, captivant les événements passés, les anecdotes méconnues et les joyaux historiques de cette région. Chaque détail est méticuleusement extrait des archives locales et des témoignages authentiques, offrant ainsi une immersion inégalée dans le riche patrimoine de Noisiel. N’hésitez pas à nous signaler toute éventuelle erreur dans notre récit. Votre contribution est précieuse pour maintenir la précision de nos informations. Nous sommes déterminés à vous offrir un récit fidèle et complet de l’histoire locale, et votre participation active renforce notre engagement envers l’excellence journalistique.