, Municipales 2026 : une seule liste en lice, une première surprenante dans cette commune des Yvelines

Municipales 2026 : une seule liste en lice, une première surprenante dans cette commune des Yvelines

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Triste, surprenant, dommage… Les mots ne manquent pas pour qualifier l’élection municipale 2026 à Saint-Arnoult-en-Yvelines. La maire sortante Joëlle Jégat et son équipe n’auront pas de contradicteur et encore moins d’adversaire le 15 mars 2026 lors du premier tour du scrutin.

La situation est assez exceptionnelle pour être soulignée. Dans la commune de 6 000 habitants, les idées se sont toujours confrontées, parfois durement. Le cas de figure de cette élection interpelle autant les habitants que ceux qui se sont engagés dans la vie municipale. Comment l’expliquer ? Nous leur avons posé la question.

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« Voter c’est avoir le choix »

« Il est difficile de faire vivre la démocratie sans avoir le choix », lâche un Arnolphien qui s’apprête à voter blanc. « J’irai voter par devoir civique. J’ai une procuration pour laquelle j’ai reçu la même consigne », assure-t-il en dénonçant un manque de communication et de concertation de la part de la majorité sortante.

« On est mal. Pour Saint-Arnoult, c’est dramatique », abonde un habitant. « Ce n’est pas normal. Dans une démocratie, il faut avoir au moins une deuxième liste », estime une autre. Les administrés ne sont pas les seuls à déplorer le manque de pluralisme à l’heure du vote.

La tentative d’une deuxième liste

Pourtant, ils auraient pu avoir le choix. Ça ne s’est pas joué à grand-chose, enfin presque. « Ma liste était complète. Mais nous avons eu des difficultés à respecter la parité, plus de mal à recruter des femmes », explique Laurent Cocheton, candidat en 2020, qui avait récolté 11,75 % des suffrages au premier tour.

Un score qui ne lui avait pas permis d’atteindre le second face aux trois autres listes : celles de Sylvain Guignard, devenu maire avant de démissionner en 2021 et d’être remplacé par Joëlle Jégat, Jean-Claude Husson, maire sortant à l’époque, et François Chevallier.

Six ans plus tard, c’est finalement un désaccord dans sa liste qui a convaincu Laurent Cocheton de ne pas aller plus loin dans ses démarches.

« À trois jours du dépôt de la liste en préfecture, un colistier menaçait de partir avec deux autres candidats, car un nom ne lui plaisait pas. Je n’ai pas voulu subir ce chantage. J’ai décidé d’en rester là. »

Laurent Cocheton, qui a renoncé à présenter une liste

Lui aussi déplore l’absence de choix qu’auront dans l’isoloir les Arnolphiens. Alors que son engagement politique a pu faire l’objet de critiques, il affirme qu’il ne renie pas « [son] appartenance à l’UPR ». « Ma liste se voulait sans étiquette dans le cadre d’une démarche personnelle et locale. »

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Au terme du mandat, une lassitude

« Je trouve cela déplorable. De notre côté, nous sommes fatigués. J’ai passé quatorze ans au service de la commune », confie Brigitte Poincelin, conseillère municipale de l’opposition. Celle qui n’habite plus Saint-Arnoult-en-Yvelines regrette aussi « un manque de communication et un refus de collaborer ». « Sur la globalité du mandat, peu de commissions ont fonctionné », pointe-t-elle.

Alexie-Morgane Guignard, toujours dans l’opposition, estime que « le climat général a dégoûté tout le monde ». Si elle était prête à s’investir aux côtés de Laurent Cocheton, sa participation apparaissait « problématique » pour d’autres colistiers. « On me reproche d’être polémique et grande gueule. Grande gueule, oui je le suis dans la vie, mais au pas conseil », estime celle qui s’est opposée parfois durement à la liste sortante. Attachée à sa commune, l’Arnolphienne a pourtant fait le choix de ne pas monter sa liste.

« J’ai 24 ans. Ma vie professionnelle commence. Être tête de liste aurait été hypocrite, car je n’aurais pas pu assumer à 100 %. J’ai fait un choix honnête. »

Alexie-Morgane Guignard, conseillère municipale

« Dans mes souvenirs, il y a toujours eu trois listes »

Alexie-Morgane Guignard compte tout de même agir différemment, en assistant aux conseils municipaux dédiés aux sujets particulièrement sensibles en lien avec le budget ou le plan local d’urbanisme. Elle est par ailleurs depuis récemment secrétaire d’une association locale d’urbanisme.

« Peut-être le désintérêt ou la peur de s’investir ?, suppose Joëlle Jégat. Ceux qui travaillent ne peuvent pas s’investir par manque de temps. Il y a beaucoup de travail. »

La maire sortante et candidate, elle aussi, estime qu’il est « triste et grave qu’une autre liste ne puisse pas s’investir pour Saint-Arnoult ». Elle ajoute : « J’habite à Saint-Arnoult depuis quarante-cinq ans. Dans mes souvenirs, il y a toujours eu trois listes. »

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La tentation de l’abstention

À Saint-Arnoult-en-Yvelines, avant même le premier tour, il n’y a donc plus de suspense. « Même avec une seule liste, il est important d’aller voter, juge Yannick. Il ne faut pas être spectateur. »

Certains projettent pourtant de ne pas aller voter dans l’idée de voir la préfecture être dans l’obligation de nommer un conseil municipal provisoire. « Nous serons élus si nous obtenons plus de 50 % des suffrages exprimés », précise Joëlle Jégat.

Une passation de témoin ?

La future équipe devra aussi faire en sorte que le conseil municipal ne soit pas une chambre d’enregistrement. Joëlle Jégat (72 ans) confie réfléchir pour éviter cet écueil.

Alors qu’elle n’est pas encore élue pour le mandat à venir, d’autres parient déjà sur la transmission de son écharpe tricolore au premier adjoint.

« Il n’y a pas d’ambiguïté. Comme je l’ai toujours dit, j’irai jusqu’au bout. Sauf en cas de grave problème de santé, ce qui peut arriver à n’importe quel âge. »

Joëlle Jégat, maire sortante de Saint-Arnoult-en-Yvelines

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