, Municipales 2026 : ces communes de l’Essonne que la gauche pourrait perdre au second tour

Municipales 2026 : ces communes de l’Essonne que la gauche pourrait perdre au second tour

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Les élections municipales 2026 rebattent les cartes du paysage politique en Essonne. Plusieurs villes historiquement à gauche, ou conquises il y a six ans, pourraient bien basculer vers la droite et le centre à l’issue du second tour prévu le dimanche 22 mars.
Parmi les vingt communes du département où les électeurs sont à nouveau appelés aux urnes, cinq sont aujourd’hui dirigées par la gauche. Mais pour combien de temps encore ? Le vote s’annonce décisif.

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Vers un retour de la droite à Corbeil ?

En 2020, la ville de Corbeil-Essonnes avait été l’une des prises principales de la gauche. Six ans plus tard, le maire sortant Bruno Piriou (union de la gauche) pourrait ne pas être reconduit pour mener un deuxième mandat.

Distancé au premier tour (30,79 % des suffrages ; 3 015 voix), l’édile a vu la liste divers droite de Jean-François Bayle, arrivée en troisième position (1 982 voix ; 20,24 %), fusionner avec celle (divers droite) de Samira Ketfi, arrivée largement en tête (39,71 %) avec plus de 800 voix d’avance sur le maire sortant.

Ce dernier, qui a fusionné sa liste avec celle d’Ameth Ndiaye, appelle à un « sursaut », mais pas certain que cela suffise à renverser la vapeur.

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Ris-Orangis, le bastion historique qui pourrait changer de couleur

Sous étiquette communiste de 1971 à 1995, puis socialiste depuis 31 ans, Ris-Orangis est un bastion de la gauche. Toutefois, au premier tour, c’est Sonia Benameur qui mène une « liste citoyenne », étiquetée divers, qui a terminé en tête avec 44,41 % des suffrages (2 973 voix).

Un score salué sur Facebook par François Durovray, le président (LR) du Département de l’Essonne. La liste (union de la gauche) du maire sortant Stéphane Raffalli talonne celle de la jeune candidate (41,95 % ; 2 808 voix). La liste du candidat divers droite Claude Stillen est arrivée en troisième position (13,64 % ; 913 voix).

Dimanche les électeurs de la commune auront à nouveau le choix entre ces trois listes. La participation qui avait été de seulement 44,96 % lors du premier tour sera sans doute décisive pour le score de l’élu socialiste qui administre la commune depuis 2012.

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À Arpajon, Isabelle Perdereau pourrait profiter des divisions à gauche

À Arpajon, la candidate divers droite Isabelle Perdereau a créé la surprise en arrivant en tête du premier tour (41,08 % des suffrages ; 1 322 voix) des élections municipales, devançant largement la liste (union de la gauche) de Sonia Krimi (30,02 % ; 966 voix) et celle divers gauche de Pascal Fournier (28,90 % ; 930 voix), soutenue par le maire sortant Christian Béraud qui ne se représentait pas.

Si Pascal Fournier, qui a dirigé la commune de 2001 à 2011, a décidé de retirer sa liste, il n’a toutefois pas donné de consigne de vote.

De quoi ajouter de l’incertitude au duel 100 % féminin qui se dessine entre l’adjointe au maire et la conseillère municipale d’opposition. Arpajon pourrait être à nouveau dirigée par la droite, ce qui n’a pas été le cas depuis 25 ans.

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À Épinay-sur-Orge, le maire sortant en situation délicate

À Épinay-sur-Orge, le maire sortant Olivier Marchau est en ballottage défavorable. Membre de la liste victorieuse en 2020, mais installé dans ses fonctions depuis 2023 à la suite d’une démission, l’édile a vu sa liste divers gauche (26,25 % des suffrages ; 1 114 voix) être devancée par celle divers droite conduite par Mélanie Dorlencourt (38,48 % ; 1 633 voix).

Arrivé en troisième position (17,79 % ; 755 voix), Thomas Zlowodzki a maintenu sa candidature pour le second tour. Les deux autres candidats, éliminés au soir du premier tour, Edwige Contansin (divers droite ; 9,71 %) et Valentin Porru (La France insoumise ; 7,78 %), n’ont pas fusionné avec l’une des trois listes encore en lice.

Au vu des comptes actuels et des éventuels reports de voix, le candidat de la gauche apparaît en difficulté.

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La gauche bien partie pour conserver Longpont-sur-Orge

Non loin de là, à Longpont-sur-Orge, la situation est différente. Si le maire sortant Alain Lamour a fait le choix de ne pas briguer un nouveau mandat, la liste divers gauche menée par son adjointe, Charlène Badina, est arrivée en tête (47,05 % ; 1 174 voix) au soir du premier tour devant la candidate divers centre Christelle Pouliquen (30,98 % ; 773 voix) et le candidat divers droite Philippe Hamon (21,96 % ; 548 voix).

Ces derniers ayant choisi de déposer à nouveau leur liste pour le second tour, il faudrait un improbable retournement de situation pour voir la commune échapper à la candidate divers gauche dimanche.

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