
Mercredi 17 juillet, Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, a plongé dans la Seine pour démontrer la qualité de l’eau de baignade qui fait polémique depuis des mois en vue des JO. Un geste symbolique réalisé 101 ans après l’interdiction par un arrêté préfectoral. C’est le résultat d’un projet historique lancé en 2015 et d’une promesse politique vieille de près de quarante ans.
Mercredi 17 juillet, devant une nuée de caméras, la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a plongé dans la Seine, près de l’Hôtel de ville (IVe arrondissement). Ce geste emblématique est intervenu à dix jours de l’ouverture des Jeux olympiques et des épreuves en eau libre au pont Alexandre-III. L’initiative, plusieurs fois retardée en raison de la météo, vise à affirmer la préparation de la Ville pour cet événement majeur.
« Notre engagement »
Marc Guillaume, préfet de la région Île-de-France, souligne : « Il était crucial de démontrer notre engagement pour ces JO, qui promettent un héritage positif pour tous les Franciliens ». Il s’est tenu aux côtés d’Anne Hidalgo et de Tony Estanguet, responsable de Paris 2024.
Des piscines flottantes jusqu’au début des années 1920
La baignade en Seine, prohibée depuis 1923, fait un retour officiel après le lancement du plan baignade de la Ville de Paris il y a neuf ans. Avant cette interdiction, la Seine était un lieu populaire pour la baignade, avec des piscines flottantes jusqu’au début des années 1920.
Baignades clandestines
Malgré les risques liés à la navigation, l’interdiction n’a pas arrêté tous les baigneurs clandestins jusqu’aux années 1960, avant que la Seine ne soit progressivement délaissée en raison de la pollution et du manque de sécurité. La promesse d’une Seine baignable a été ravivée avec le plan de Paris Plages en 2002, suivi d’un effort intensifié en 2015 pour améliorer la qualité de l’eau, rendu possible grâce à un partenariat entre la Ville de Paris, l’État et d’autres acteurs publics.
Des travaux colossaux d’assainissement
Les Jeux olympiques de 2024 ont accéléré les projets, permettant d’ouvrir la baignade estivale au grand public sur trois sites parisiens d’ici 2025 : le quai de Bercy (XIIe), le bras Marie (IVe) et le bras de Grenelle (XVe). Pour assainir la Seine, des projets majeurs comme le bassin de rétention d’Austerlitz et le collecteur VL8 ont été lancés, avec un budget total de 1,4 milliard d’euros.
Cependant, des défis persistent, notamment la météo variable qui rend parfois la Seine impropre à la baignade, malgré les avancées en matière de qualité de l’eau et d’assainissement. Paris cherche à encourager les Parisiens à se réapproprier leur fleuve, dans une démarche de préservation environnementale et d’adaptation au changement climatique, tout en reconnaissant qu’il reste encore du chemin à parcourir pour convaincre totalement la population.
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