
Ils ont décidé d’entamer un bras de fer avec l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Les quatre maires de gauche du territoire (Coignières, Guyancourt, Magny-les-Hameaux et Trappes) et le Collectif pour une gestion publique de l’eau à Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines viennent de lancer une pétition en ligne pour demander une gestion plus juste de l’eau.
« Pieds et poings liés avec le privé »
Cette mobilisation fait suite à la décision d’Aquavesc, syndicat intercommunal en charge de la distribution d’eau potable pour les agglomérations de Versailles Grand Parc et de Saint-Quentin-en-Yvelines, de se tourner vers une délégation de service public (DSP) plutôt que vers une régie publique de l’eau pour son prochain contrat qui va s’étaler jusqu’en 2038.
« On est pieds et poings liés jusqu’en 2038 avec le privé. C’est un choix à contre-courant de l’Histoire. Il y a une tendance des collectivités à revenir à la gestion publique. »
« Aujourd’hui, en France, 40 % de nos concitoyens sont desservis par un service public de l’eau. C’est le modèle le plus développé en Europe, complète Didier Fischer, maire (DVG) de Coignières. Alors pourquoi pas à Saint-Quentin-en-Yvelines ? »
Les 20 premiers m3 gratuits
Tout en continuant à appeler à cette gestion publique de l’eau, les élus de gauche et le collectif veulent imposer de nouvelles règles au délégataire privé dans le cahier des charges de la future DSP. Ils portent ainsi trois grandes revendications.
Parmi celles-ci, la mise en place d’une tarification sociale de l’eau avec la gratuité pour les foyers pour les 20 premiers m3. « Il n’est pas légitime qu’on facture le même m3 d’eau pour une grande multinationale ou pour un foyer, s’insurge Ali Rabeh, maire (Génération. s) de Trappes. Dans certains territoires, on choisit de facturer plus les grandes entreprises pour financer ces premiers m3 gratuits. »
Le maire de Trappes prend ainsi l’exemple des mairies de Paris, Lyon ou Montpellier qui ont pris des mesures de ce type. À Limay, 40 % de la consommation d’eau est gratuite pour tous les foyers.
À lire aussi
« 35 000 euros de fuites par jour »
Les élus et le collectif réclament aussi des réseaux mieux entretenus pour réduire le gâchis d’eau constaté sur le territoire. « Actuellement, on est à 35 000 euros de fuites par jour sur l’ensemble des communes de Saint-Quentin-en-Yvelines », précise François Morton, maire (DVG) de Guyancourt.
Enfin, ils demandent un contrôle strict des sommes versées par le délégataire à sa maison mère. « L’intérêt général n’est pas d’enrichir les actionnaires de Veolia ou Suez mais de fournir l’eau à tous », estime le maire de Coignières.
Une pétition en ligne et un rassemblement
En l’espace d’un week-end, la pétition en ligne a déjà recueilli plus de 200 signatures. Dans la foulée, un rassemblement est prévu jeudi 13 février, à 19h, devant l’hôtel d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines à l’occasion du prochain conseil communautaire.
S’ils ne sont pas entendus par la majorité de droite à l’agglomération, les maires de gauche menacent de sortir leurs communes du syndicat intercommunal Aquavesc.
« On peut prendre une initiative qui nous permettrait de nous autonomiser et de créer notre propre service public de l’eau. Des collectivités l’ont déjà fait… »
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.

