, «Deux-Sèvres», «Yvelines»… L’histoire insolite des noms des …

«Deux-Sèvres», «Yvelines»… L’histoire insolite des noms des …

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Saviez-vous que l’«Ariège» tire son nom de l’orpaillage pratiqué par les Gaulois à cet endroit jadis? Se pencher sur l’origine des noms de nos départements promet un savoureux voyage dans le temps et dans l’espace.

Il se dit des «principales divisions administratives du territoire français»selon le Dictionnaire de l’Académie française . Le «département» tel que nous le connaissons aujourd’hui est né du décret du 26 février 1790, établissant un nouveau découpage de l’Hexagone. L’Assemblée nationale constituante souhaite alors que les noms des départements s’affranchissent de ceux des anciennes provinces du royaume sous l’Ancien Régime. Par conséquent, c’est aux cours d’eau ou aux massifs montagneux que l’on se réfère pour nommer les nouvelles circonscriptions. Ainsi, la «Lozère» tire sa source du nom du mont Lozère, point culminant des Cévennes, comme l’«Ain» doit son appellation à la rivière éponyme traversant le département, note Pierre-Henri Billy, chercheur en onomastique, dans son Dictionnaire des noms de lieux de la France (Errance). Il en va de même pour le «Tarn», la «Creuse», et les «Deux-Sèvres», qui n’auraient pu voir le jour sans que la Sèvre Niortaise et la Sèvre Nantaise ne coulent en son sein.

À découvrir

La géographie des territoires est sans conteste la principale explication à la dénomination des départements français. Avant que n’y soit semée une forêt de pins maritimes au XIXe siècle, les «Landes», du gaulois «landa», qualifiaient une vaste étendue de terres incultes et pauvres. C’est à la forêt d’Yveline, ou «forêt gorgée d’eau», du bas-latin Sylva aquilina, que le département des «Yvelines» – renommé suite à la disparition de la Seine-et-Oise en 1968 – doit son nom. L’ajout d’un «s» fut suggéré par le poète versaillais Jehan Despert au président du Conseil départemental, dans le souci d’anoblir le terme.

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Quand l’Histoire s’en mêle

La chronologie des événements historiques est parfois venue bouleverser le sens attribué à la toponymie des lieux. Jusqu’à ce que soit intégré l’arrondissement de Grasse au nouveau département des Alpes-Maritimes, après cession du comté de Nice à la France en 1860, le «Var» tirait son appellation du cours d’eau marquant sa frontière orientale. Depuis lors, le nom du département fait référence à un fleuve qui ne coule plus sur ses terres.

Plus surprenant encore, s’il est désormais acquis de séjourner dans les «Côtes-d’Armor» une fois arrivé à Saint-Brieuc, ce ne fut pas toujours le cas. Dans les années 1950, des voix s’élèvent contre ce qu’il est convenu d’appeler «Côtes-du-Nord». Des Bretons jugeant sa dénomination insidieuse, ils parviennent en 1990 à faire valoir le remplacement du mot «Nord» par «Armor», nom celtique de la Bretagne signifiant «sur la mer». Même histoire un demi-siècle plus tôt. La «Charente-Inférieure», département situé au sud du fleuve Charente (dont le voisin porte déjà le nom) devient «Charente-Maritime» après que des élus ont milité pour la suppression du terme «inférieur». «Dans ces deux départements, les Charentes, s’il y en a un qui est inférieur, l’autre doit bien être supérieur, ce que nous n’admettons pas», expliquait en 1939 Paul Métadier, maire de Royan.

Régionalismes et lyrisme

Le Morbihan fait partie des rares départements dont le nom est directement issu d’une langue régionale. «Mor» signifiant «mer» en breton et «bihan» qualifiant ce qui est «petit». La «petite mer» désigne la circonscription ainsi que le golfe du même nom, que Maupassant, Flaubert, mais aussi Stendhal décrivirent avec répugnance au XIXe siècle.

Qu’en est-il des dénominations restantes? Certaines relèvent de la personnification. Ainsi, les portions de falaises dépourvues d’arbustes de la région d’Arromanches ont donné naissance au «Calvados», du latin «calva dorsa» signifiant «dos chauve», à la fois cher aux Parisiens en villégiature et aux amateurs d’eau-de-vie. D’autres encore sont empreintes d’une poésie plus grande. C’est le cas notamment de la «Côte-d’Or», département dans lequel les feuilles de vignes se parent de reflets dorés l’automne venu.

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