, Découvrez le village de Cernay, foyer des peintres paysagistes du XIXème siècle

Découvrez le village de Cernay, foyer des peintres paysagistes du XIXème siècle

, Découvrez le village de Cernay, foyer des peintres paysagistes du XIXème siècle

Au cœur de la Vallée de Chevreuse, dans les Yvelines, nous avons testé pour vous une balade touristique d’une heure, pour découvrir Cernay, foyer d’émancipations artistiques du mouvement des peintres paysagistes du XIXème siècle.

C’est avec Caroline Imbert, guide touristique pour Rambouillet tourisme, que nous avons fait un tour de la ville de Cernay en une heure, accompagnés d’un groupe d’une dizaine de curieux. Ce jeudi 22 août, était la dernière date proposée pour cette thématique des peintres de la Vallée de Chevreuse, avant Pâques. Ces artistes appartiennent au mouvement paysagiste, correspondant à l’art de dépeindre l’environnement en action.

Cherchant à échapper à l’engouement pour Barbizon et la forêt de Fontainebleau devenue trop populaire, ces artistes ont commencé à affluer dans les Vaux-de-Cernay. La vallée, autrefois moins populaire, connaît un premier essor et devient un eldorado. 

L’essor de Cernay

Avant l’arrivée massive des artistes en 1820, Cernay était un village ordinaire. « À partir de l’inauguration de la voie ferrée en 1854, reliant Paris à Limours, avec une extension jusqu’à Saint-Rémi-les-Chevreuses, Cernay connaît une première arrivée d’artistes », indique Caroline Imbert.

Certains, comme Jean Achard, viennent découvrir cet endroit.  « Un autre peintre, Léon Germain Pelouse, créé la “colonie des peintres de Cernay”. Composée de nombreux artistes connus mondialement tels qu’Émile Dameron, Pierre Rambaud, Émile Le Marié des Landelles, le bouche-à-oreille fait bien son effet ». 

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« Des dizaines de personnes entendent parler de l’endroit et se rendent sur les lieux. Comme c’est à la mode, des bourgeois, qui aiment suivre les artistes en plein travail, font aussi le détour et logent dans les deux auberges de l’époque », poursuit-elle. 
Très vite, de nouvelles auberges sont construites pour accueillir le monde qui s’amasse de plus en plus. « Vous pouvez apercevoir l’auberge de la place centrale, le Grand Courrier, située juste au-dessus du casino. L’inscription sur le mur est l’un des témoignages de cette époque, ou affluaient et s’amusaient les artistes et bourgeois », relate la guide.

La salle des œuvres

Après une demi-heure à arpenter les rues pittoresques de Cernay et ses maisons en rocailles, la guide nous emmène admirer les œuvres des peintres. « Poursuivons avec la salle du conseil, abritant les différentes œuvres détenues à ce jour par la mairie de Cernay », raconte Caroline. Parmi ces tableaux tous singuliers, celui d’Edouard Crémieux Les Vaux-de-Cernay. Celui-ci dépeint un cerf qui boit de l’eau, au pied d’une petite rivière en forêt.
« Les artistes apportent avec eux une mallette rassemblant tout leur attirail, des petites fioles avec chaque pigment de couleurs. L’optimisation nécessaire pour peindre en pleine nature et non dans leur atelier, favorise le développement de nouvelles inventions ».

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Pour les quelques curieux venus à cette visite, c’était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la région. Marie-Laure et Michel, tous deux retraités et habitués des randonnées et visites guidées, étaient curieux de découvrir le mouvement paysagiste. « On connait beaucoup plus le mouvement impressionniste datant de la même époque. L’occasion était parfaite pour découvrir un autre mouvement artistique ».

Cernay-la-ville, peu connue aujourd’hui, fait pourtant partie des 44 villes européennes à détenir le label “Euro art”. Une reconnaissance pour cet endroit aux vestiges visibles de cette épopée artistique. Cernay, bien qu’effacé par le développement des grandes villes aujourd’hui, révèle avec cette balade animée par les anecdotes de Caroline Imbert, un véritable trésor historique caché.

Pratique : Pour découvrir les futures balades, rendez-vous sur rambouillet-tourisme.fr 

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