, Comment Épinay veut faire de ses anciens laboratoires de films Éclair un quartier culturel et touristique

Comment Épinay veut faire de ses anciens laboratoires de films Éclair un quartier culturel et touristique

Voir mon actu

Pour le moment, les lieux sont encore austères. Les bâtisses vides et grises, les parkings déserts et les panneaux pointant la direction de salles de projection rappellent faiblement l’activité des anciens laboratoires Éclair, à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Depuis la fermeture, en 2013, de ce fleuron de l’industrie cinématographique, dont l’activité de fabrication et de tirage de films s’est éteinte peu à peu à l’ère du numérique, la friche de 4,5 ha a pris des airs fantomatiques. Quelques couleurs y sont revenues en 2023 grâce au tiers-lieu du collectif Soukmachines. Mais la municipalité ne compte pas s’arrêter là. Avec l’aide financière de la Métropole du Grand Paris (MGP), elle a présenté, mercredi 6 novembre 2024, les contours d’un nouveau quartier culturel, associatif, économique et touristique.

À lire aussi

« Ce lieu était l’identité d’Épinay »

Hervé Chevreau, le maire d’Épinay ambitionne d’accélérer la dynamique de transformation de sa ville. « Dans les années 1970, Épinay était une ville de passerelles et des coursives, on ne touchait jamais le sol. On a beaucoup œuvré pour ramener la ville au niveau du sol. On a démoli et reconstruit l’ancien centre commercial, on va ouvrir et végétaliser l’esplanade de l’hôtel de ville… »

Les laboratoires Éclairs ont vu défiler la moitié des films français du XXe siècle dans leurs studios.
Les laboratoires Éclairs ont vu défiler la moitié des films français du XXe siècle dans leurs studios. (©ES / actu Paris)

Au milieu de ces chantiers, les anciens studios Éclair tiennent une place à part. Créés en 1907, ils ont vu défiler la moitié des films français tournés au XXe siècle – des Tontons flingueurs à Astérix mission Cléopâtre -, avant d’être rachetés par la commune en 2018. « Ce lieu était l’identité d’Épinay. On veut revenir à ça, créer une image forte », développe l’édile.

Un site expérimental

Ces travaux s’inscriront dans un programme expérimental de la MGP. Ils créeront le tout premier « Pôle d’attractivité d’envergure métropolitaine » (PAEM). Derrière cette formule sibylline, la MGP propose une sorte de catalogue regroupant tous ses programmes d’aménagement, divisés en plusieurs thématiques. Pour ce PAEM pilote à Épinay, plusieurs axes sont travaillés : dynamisation du centre-ville, réaménagement des berges, développement d’une économie sociale et solidaire, d’espaces culturels…

Vidéos : en ce moment sur Actu

Le PAEM est une « nouvelle manière de travailler », défend le président de la MGP et maire de Rueil-Malmaison Patrick Ollier. « Je constate souvent la détresse de certains maires qui ont des demandes de subvention précises. On peut peut-être anticiper et prévoir ces demandes. Ce modèle mérite d’être développé partout ailleurs où une mairie le demandera », appelle-t-il.

Ateliers d’artisans et cinéma argentique

La commune a donc signé avec la MGP une convention de trois ans pour repenser cette partie de la ville qui englobe aussi la rue de Paris et les berges. Le montant de l’aide apporté n’est pas fixé, la MGP proposant une formule « à la carte » en fonction des besoins. Elle a d’ailleurs déjà mis la main au porte-monnaie, avec 427 000 euros dédiés à la création du tiers-lieu, au programme « centre-ville vivant », à l’installation prochaine d’une Micro-folie et à l’aménagement et la renaturation des berges de Seine. 1 million d’euros supplémentaires seront dédiés à la rénovation des anciens laboratoires.

Le maire d'Épinay Hervé Chevreau (à gauche) et le président de la Métropole du Grand Paris Patrick Ollier (à droite) ont signé une convention de trois ans actant la création du premier
Le maire d’Épinay Hervé Chevreau (à gauche) et le président de la Métropole du Grand Paris Patrick Ollier (à droite) ont signé une convention de trois ans actant la création du premier « Pôle d’attractivité d’envergure métropolitaine » le 6 novembre 2024. (©ES / actu paris)

La « phase un » est donc bien enclenchée. Le tiers-lieu l’Éclair de Soukmachines accueille 120 artistes et artisans, organise des événements culturels, et va continuer de se développer, avec notamment la création d’un restaurant et l’ouverture de nouveaux ateliers.

L’association L’Abominable, qui travaille le support argentique, vient aussi d’élire domicile au sein des anciens laboratoires Éclair. Un chantier va débuter début 2025 pour aménager un laboratoire cinématographique partagé et une future salle de projection, baptisés Navire Argo.

Un avenir encore flou

La phase deux du PAEM se focalisera sur les parties inoccupées du site. Parmi le foncier disponible, l’ancien entrepôt de stockage des bobines, une vase halle de briques rouges, devrait se transformer en un espace culturel. Un acteur privé pourrait en être à la tête. Des études financées et réalisées par la MGP sont en cours pour déterminer l’attractivité économique de ce futur pôle.

Cet ancien entrepôt de stockage de bobines fait partie du projet de rénovation voulu par la ville.
Cet ancien entrepôt de stockage de bobines fait partie du projet de rénovation voulu par la ville. (©ES / actu Paris)

À terme, les deux hommes politiques veulent faire de ce lieu une destination touristique. Reste à savoir sous quelle forme finale.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

Source

DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les archives web

DMJarchives.org représente une véritable institution dans le domaine de la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, notamment à travers les archives web.

Engagement envers la préservation

Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès inestimable à une vaste gamme de documents historiques numériques.

Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective numérique, permettant à chacun d’explorer les trésors d’archives web de l’Île-de-France.

Exploration des archives

Organisées par territoire, les archives internet disponibles sur DMJarchives.org permettent une immersion approfondie dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne.

De la reconstitution minutieuse des sites internet locaux à la mise à disposition de documents variés, cette plateforme offre une mine d’informations pour les chercheurs, étudiants et passionnés d’histoire.

Un lien avec le passé

En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les barrières temporelles, offrant à tous la possibilité de se connecter avec le riche passé de l’Île-de-France.

En explorant les archives web sur DMJarchives.org, chaque visiteur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.

Conclusion approfondie

Dans un monde en constante évolution, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un témoin fidèle du passé numérique de l’Île-de-France.

En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans l’histoire locale.

Pour découvrir plus sur l’histoire de l’Île-de-France à travers les archives web, rendez-vous sur DMJ Archives.